Accueil du site > Actions de formation > Ecoles thématiques CNRS > Les nouveaux outils numériques et les sciences humaines
par - 18 août 2009
Le véritable enjeu n’est pas l’informatique en soi, mais l’utilisation scientifique des méthodes pour l’emploi desquelles celle-ci est un point de passage obligé. Les historiens – et jusqu’à un certain point les « littéraires » et les philosophes, ce pourquoi nous pensons qu’ils pourraient être intéressés par cette école – sont restés largement étrangers aux évolutions qui ont transformé le travail des sociologues, des politistes et des géographes. En témoigne l’absence de l’existence d’un cursus de formation au-delà du C2I (dont le niveau d’exigence est trop faible pour déboucher sur la recherche) dans les départements d’histoire des universités françaises, à l’exception de Paris I, dont l’équipe pédagogique est précisément à l’origine du présent projet. Un autre fait est le « recul méthodologique » constaté dans les thèses récentes, qui, alors que les outils sont de plus en plus nombreux et faciles à utiliser, restent très timide en matière d’innovation et d’expérimentation méthodologiques : il n’y a guère de doute que cela est du à la pression qui pèse sur les doctorants, poussés à terminer des thèses qu’ils veulent de plus en plus fouillées et accomplies – ce que les historiens traduisent naturellement en dépouillements de sources supplémentaires – dans un temps réduit, ce qui leur interdit tout investissement sérieux dans les apprentissages qu’exigent les nouvelles méthodologies. L’équipe pédagogique de Paris I, qui assure un suivi individuel des doctorants dans le cadre de l’Ecole doctorale, n’en est que trop consciente. La « revue de détail » qu’ont permis les ateliers ATHIS a été l’occasion de formuler un programme de quatre écoles d’été, dont la première est organisée par l’équipe de Paris I (le PIRH, Pôle Informatique de Ressources pour l’Histoire, est intégré au LAMOP mais comprend des spécialistes de toutes les périodes historiques) en raison de son programme : le comité d’organisation et le comité scientifique seront modifiés pour les trois écoles suivantes qui porteront sur l’analyse spatiale (GIS, cartographie etc.), l’édition et la mise en ligne des données, et enfin les statistiques. De surcroît, la pédagogie envisagée (voir infra) aura dès cette première école un aspect interdisciplinaire : si les ateliers seront pris en charge par les membres du PIRH, les conférences du matin feront appel à un large éventail de spécialistes, sociologues, linguistes ou statisticiens...
Lieu : Roscoff, 14-19 septembre 2009 (hébergement et repas sur place).